Grenier Marin
Les menaces qui pèsent sur la Posidonie... et sur nous
La posidonie est apparue il y a 100 millions d'années.
Les herbiers méditerranéens ont perdu 34 % de leur surface, notamment à cause des ancres.
La posidonie décline 100 fois plus vite qu'elle ne se forme.
La valeur écosystémique estimée d'un hectare d'herbier en services rendus à la nature.
Les Posidonies en Danger
La posidonie a survécu 100 millions d'années. Elle pourrait ne pas survivre à l'homme.
L'urbanisation étouffe les herbiers
Ports, digues, rechargements de plage, retrait des banquettes : les aménagements côtiers augmentent la turbidité de l'eau et privent les posidonies de lumière, indispensable à leur photosynthèse. Sans lumière, l'herbier régresse — et avec lui, toute la vie qui en dépend. Et en l'occurrence, les services que l'herbier rend aux côtes sont inestimables : air plus pur, moins étouffant, littoraux protégés des tempêtes...
La plaisance, première menace directe
1 000 à 1 500 hectares détruits chaque année en France par les ancres et mouillages. Une ancre détruit plusieurs m² en quelques secondes. La repousse ? 10 à 15 ans. La fréquentation des côtes augmente de 3 à 5 % par an depuis le COVID : le compte est alarmant.

Localisation des principaux herbiers sur la zone. Source : Donia.

Herbier déraciné par un bateau de plaisance.
Des pollutions de toutes origines
500 tonnes de microplastiques flottent en Méditerranée. 80 % de la pollution marine vient de la terre : pesticides, engrais, crèmes solaires (parabènes). Sans oublier la pollution sonore des moteurs. Les herbiers filtrent tout... jusqu'à saturation.

Les micro, mais aussi les macroplastiques.
Le changement climatique et les algues invasives
Réchauffement, acidification des océans, modification de la salinité : la posidonie, plante sensible car proche de la surface, perd ses conditions de vie idéales. Deux algues tropicales introduites accidentellement (Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa) colonisent et suffoquent les herbiers à une vitesse qu'ils ne peuvent pas suivre.
Résultat : une fragilisation cumulative.
Les actions doivent suivre. Les nôtres détailléesici !